Qu’est-ce qui fait un bon protagoniste de science-fiction?

Quand on pense à un héros de science-fiction, on imagine souvent quelqu’un qui a toutes les réponses. Un génie sans faille, qui sait toujours quoi faire. Un leader né, confiant et solide. Et oui, ce genre de personnage peut être divertissant. Mais pour moi, ce ne sont jamais ceux-là qui me marquent vraiment.

Les personnages qui restent dans ma tête sont ceux qui n’ont pas tout compris d’avance. Ceux qui hésitent. Qui se trompent. Qui doutent d’eux-mêmes. Mais qui continuent pareil.

C’est pour ça que, quand j’ai créé Philip Anders, je ne voulais pas d’un gars qui commence comme le meilleur pilote, ou le plus brillant scientifique, ou celui que tout le monde suivrait les yeux fermés. Je voulais quelqu’un de vrai.

Pas des gadgets. Pas un leadership parfait. Juste une intuition que, peut-être, il voit des choses que les autres ne voient pas. Ce genre de trait, ça ne s’impose pas d’un coup. Ça se construit lentement, à force de choix, de moments. Et quand ça se révèle enfin, tu réalises que c’était là depuis le début.

C’est ce genre de protagoniste que j’aime. Et je pense que je ne suis pas le seul.

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