
Toute histoire a besoin d’un personnage principal et dans Galaxy’s Child, ce rôle revient à Philip Anders. Mais soyons honnêtes, aucun protagoniste ne devient ce qu’il est par lui-même. Derrière chaque grand héros se trouve un groupe de personnes qui le façonnent, qui le remet en question et parfois, qui le fais avancer lorsqu’il perd espoir.
C’est là qu’interviennent les personnages secondaires. Et pour moi, ils sont tout aussi importants que le personnage principal.
L’histoire de Philip est peut-être celle que nous suivons de plus près, mais ce sont les personnes qui l’entourent qui influencent sa croissance. Ils ne sont pas simplement là pour remplir des scènes ou donner des explications. Ils ont chacun leurs propres motivations, leurs propres défauts et leur propre cheminement. Et à bien des égards, ils reflètent différentes facettes de l’expérience humaine, dont certaines que Philip n’est pas prêt à affronter seul.
Prenons l’exemple de Mike Parks. C’est un militaire de carrière. Pointu. Discipliné. Mais ce qui rend Mike intéressant, ce n’est pas seulement un commandant, c’est sa capacité à contourner les règles lorsque son instinct le lui dicte. Ce n’est pas le gars qui crie ou qui fait valoir son rang. Il est celui qui choisit discrètement de faire confiance à Philip quand d’autres ne le font pas. Et cette confiance oblige Philip à relever le défi, même lorsqu’il doute de lui-même.
Il y a aussi Dany “Sable” Crews, pilote aguerrie, directe, mais profondément humaine. Elle ne ménage pas Philip. Elle le pousse, elle le confronte. Mais elle lui montre aussi que le vrai courage, ce n’est pas toujours une médaille. C’est parfois accepter les conséquences. Sa présence ajoute du cœur, du rythme et de la tension, et quand elle fait un choix qui change le cours de l’histoire… ça frappe fort. Parce qu’on la connaît.
La Dre Elena Shaw joue aussi un rôle clé. Brillante, calme, méthodique. Mais derrière cette façade, il y a une réelle sensibilité. C’est la première à voir en Philip quelque chose de plus grand que son passé ou ses échecs. Elle ne le pousse pas avec des ordres. Elle lui ouvre une porte. Et attend de voir s’il aura le courage de la franchir. Ce genre de soutien silencieux peut être aussi puissant qu’un discours inspirant.
Et bien sûr, il y a Ava Shore. Ava, ce n’est pas juste un fil romantique, elle est une personne mystérieuse. Son lien avec Philip ne fait pas que l’adoucir. Elle l’oblige à se questionner, à réfléchir à ce qu’il croit… et à ce qu’il devient.
Ce que j’aime dans un bon ensemble de personnages, c’est qu’ils rendent le héros crédible. Parce que la vraie vie, c’est comme ça. On est tous influencés par ceux que l’on croise. Par ceux qui croient en nous, nous défient et nous soutiennent ou nous font voir la vérité.
Ainsi, même si Galaxy’s Child commence avec l’histoire de Philip Anders, les autres personnages connaissent leur propre croissance. Dans les prochains tomes, ce sera de même. Et honnêtement, je ne voudrais pas qu’il en soit autrement.