
Quand je me suis enfin assis pour écrire Galaxy’s Child, je n’étais pas simplement en train de rédiger un roman de science-fiction. J’entamais quelque chose de beaucoup plus personnel. Cette histoire, je l’ai portée en moi pendant des décennies. Toujours en arrière-plan. Toujours en attente du bon moment. Ce que je n’avais pas prévu, c’est tout ce que le processus de création allait m’apprendre sur moi-même.
J’ai toujours été quelqu’un d’organisé. Comme j’ai mentionné dans une publication antérieure, mon expérience en ventes et en gestion m’a appris à établir des objectifs clairs et à les atteindre. Ça m’a bien servi au moment de structurer mon écriture. Mais ce que j’ai découvert en cours de route ne concerne pas que la discipline, j’ai aussi appris à me faire confiance d’une manière totalement nouvelle.
Écrire Galaxy’s Child m’a montré que je suis plus persévérant que je le croyais. Je m’étais engagé à écrire six heures par jour, cinq jours par semaine, avec une demi-heure réservée à l’ajustement de mes storyboards. Et je l’ai fait. Même les jours où l’inspiration n’était pas au rendez-vous, j’étais là. J’ai appris à ne pas attendre que la motivation me tombe dessus, j’ai créé un rythme grâce à la consistance.
Mais j’ai aussi appris à être indulgent avec moi-même. Je me permettais d’arrêter après six heures, même si j’aurais pu continuer. Pourquoi? Parce que je ne voulais pas m’épuiser ou perdre le plaisir d’écrire. Je voulais que cette aventure reste une chose que j’aimais faire. Pour ça, je devais avancer à mon rythme, de manière réfléchie. Et j’ai compris que chaque petit pas comptait, même si je ne fonçais pas à toute allure.
Une autre surprise : à quel point l’histoire a évolué en cours de route. Je partais avec une structure. Mais Galaxy’s Child avait sa propre volonté. Certains éléments du récit ont changé. Les personnages ont gagné en profondeur. Des thèmes ont émergé, sans que je les aie planifiés au départ. Et j’ai appris à lâcher prise juste assez pour laisser l’histoire respirer. C’était difficile, mais libérateur.
Ce que cette aventure m’a surtout appris, c’est que l’enfant en moi, celui qui imaginait des vaisseaux spatiaux, des héros, et des mondes lointains, était encore bien vivant. Me reconnecter à cette partie de moi m’a rappelé que la créativité, ce n’est pas quelque chose qu’on perd en vieillissant. C’est quelque chose qui nous attend, patiemment, jusqu’à ce qu’on y revienne.
Aujourd’hui, avec le deuxième tome de la trilogie à l’horizon, je sais un peu mieux de quoi je suis capable. Je sais que les défis reviendront ainsi que les doutes. Mais je sais aussi que je l’ai fait une fois et que je peux le refaire. À ceux et celles qui pensent écrire leur premier livre, préparez-vous à apprendre des choses sur vous-même que vous n’auriez jamais imaginées. Et ça, c’est une partie de la récompense et de mon fun!