Ce que l’écriture d’un roman de science-fiction m’a appris sur moi-même

Quand je me suis enfin assis pour écrire Galaxy’s Child, je croyais simplement raconter une histoire, une histoire à laquelle je rêvais depuis des décennies. Ce que je n’avais pas prévu, c’est tout ce que ce processus allait m’apprendre. Non seulement sur l’écriture,  mais sur moi-même.

La science-fiction pousse les auteurs à imaginer le futur. Mais en cours de route, elle nous tend aussi un miroir bien ancré dans le présent. Voici ce que ce miroir m’a révélé.

Je suis plus structuré que je ne le pensais. J’ai toujours eu un parcours axé sur les affaires et la planification, mais écrire un roman demande une autre forme de discipline. Mettre de côté six heures par jour, cinq jours par semaine, pendant plusieurs mois, ça prend plus que de la passion, ça prend de la détermination et da la discipline. Bref, ça prend un plan. Et j’ai adoré le processus au complet. Faire des plans, bâtir des storyboards, ajuster les arcs narratifs, j’ai tiré autant de satisfaction de la structure que de l’histoire elle-même.

Je m’identifie aux « outsiders ». Philip Anders n’est pas un héros parfait. Il est chaotique, brillant, parfois tiraillé, et en constante évolution. En l’écrivant, j’ai réalisé à quel point je m’identifiais à lui, plus que je l’aurais cru. Bon, peut-être pas pour le côté chaotique! J’ai toujours admiré les personnages qui deviennent grands à force d’efforts, de cheminement et d’expérience, pas ceux qui le sont dès le départ. Créer Philip m’a permis d’explorer des aspects de moi que j’avais tendance à douter, et à les voir plutôt comme des forces.

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