
Avant même d’écrire une seule ligne de Galaxy’s Child, j’étais déjà un mordu de science-fiction. Je passais des heures à rêver dans l’autobus scolaire, en imaginant des vaisseaux qui traversent les galaxies, des civilisations futuristes, et des héros plongés dans des dilemmes impossibles. C’est dans ces moments-là que ma voix d’auteur a commencé à se former, bien avant que je touche au clavier.
Mes influences
La télé et le cinéma ont joué un rôle énorme. Star Trek: The Next Generation m’a appris que la science-fiction pouvait être intellectuelle, philosophique et pleine de nuances. Stargate SG-1 m’a montré la force du travail d’équipe et le mélange parfait d’action et de cœur.
Battlestar Galactica m’a plongé dans une science-fiction plus sombre, plus réaliste, où chaque choix a un prix. Et même des séries comme Transformers ont nourri mon imaginaire, des êtres mécaniques capables d’émotions, d’héroïsme, de sacrifice, avouez que c’est pas rien pour une série de jouets.
Toutes ces influences m’ont aidé à bâtir l’univers de Galaxy’s Child. Mais elles ont aussi façonné la voix narrative de mon roman.
Donner une voix unique à chaque personnage.
Quand on écrit un livre, surtout de science-fiction, c’est facile de tomber dans le piège de faire parler tout le monde comme soi-même. Mais j’ai vite compris que chaque personnage devait avoir sa propre voix et son propre regard sur le monde. Philip Anders, même s’il est vaguement inspiré de moi, ne pense pas comme moi. Il a un bagage, une pression, une mission bien à lui. Il est brillant, mais rempli de doutes. Dany Crews est directe, confiante, presque militaire. Son style est plus sec, plus autoritaire, mais profondément humain. Mike Parks parle peu, mais quand il le fait, c’est toujours juste. Il a cette sagesse tranquille que j’admire chez les bons leaders. Ava est un mystère. Elle devait être intrigante, mais aussi attachante. Elle ne pouvait pas avoir une voix trop robotique, même si certaines révélations la concernent. Et Dre Shaw? Elle incarne la science, la logique, mais aussi l’espoir. Sa voix est mesurée, posée, mais jamais froide.
Pour y arriver, je lisais mes dialogues à voix haute. Si une phrase sonnait trop comme moi, je la réécrivais. Je voulais qu’en lisant une ligne, on sache qui parle, même sans les guillemets. Ce que j’ai appris ? Ce processus m’a appris à écouter mes personnages.
À ne pas les forcer à dire ce que je voudrais dire, mais à les laisser évoluer selon leurs valeurs, leurs émotions, leurs vécus.
Et c’est là que la magie apparait. Quand un personnage te surprend avec une réplique que tu n’aurais jamais pensée, mais qui sonne parfaite. C’est ce genre de moments qui rend l’écriture aussi gratifiante. Alors, si un jour tu lis Galaxy’s Child et qu’une voix te semble familière, comme celle d’un ami, d’un mentor, d’un rival, c’est voulu. C’est que, quelque part, ces personnages sont devenus bien plus que des mots sur une page. Ils sont devenus en quelque sorte, vivants!