
Si, à dix ans, alors que je regardais Star Trek II : La Colère de Khan les yeux écarquillés, on m’avait dit qu’un jour j’écrirais mon propre roman de science-fiction, je l’aurais probablement cru. Après tout, cet enfant avait une imagination débordante, un long trajet d’autobus chaque jour, et un amour grandissant pour tout ce qui touchait les étoiles.
Mais si on m’avait dit qu’il me faudrait quarante ans pour finir ce livre? Que je ne le publierais qu’à 50 ans? Là, j’aurais été surpris.
Et pourtant… voilà ou j’en suis.
Du rêveur à l’auteur
Publier Galaxy’s Child a été l’une des expériences les plus enrichissantes de ma vie. Pas parce que c’était facile, ça ne l’était pas, ni rapide, mais parce que c’était sincère. L’histoire a grandi avec moi, au fil des étapes de la vie, du doute, de la redécouverte, et enfin, de la discipline nécessaire pour s’asseoir, éditer, réécrire et mener le projet à terme.
C’est la preuve que les rêves n’ont pas de date d’expiration.
Construire une trilogie de A à Z
Galaxy’s Child n’est que le début. Dès le départ, je savais que cette histoire ne pouvait pas se limiter à une seule aventure. J’ai vite compris qu’elle devait devenir une trilogie. Mais je ne voulais pas improviser au fur et à mesure. Je voulais une structure complète avant de m’engager dans le premier tome.
Voici comment j’ai procédé :
La vision d’ensemble avant tout
J’ai commencé par l’arc principal, un parcours d’un héros qui traverse l’espace, le temps, et des dilemmes moraux. Je me suis demandé, où commence ce personnage, et que faudra-t-il pour qu’il devienne la personne dont la galaxie a besoin?
Les points d’ancrage
Chaque tome a un moment clé, un tournant qui change tout. Le premier introduit la technologie, la menace et le prix à payer. Le deuxième, que je développe en ce moment, pose les bases du conflit final. Le troisième réunit tout pour une conclusion épique.
Les personnages avant la technologie
Même dans une histoire de science-fiction, ce sont les gens qui comptent le plus. Philip Anders, Ava, Dany, Mike, ces personnages ont vécu dans ma tête pendant des décennies. La science est là pour servir l’histoire, pas l’inverse.
Planification et découverte
Oui, je fais des plans très détaillés, mais je laisse toujours de la place à la surprise. Certains de mes meilleurs moments sont venus en me demandant « Et si…? » au beau milieu d’une scène et en suivant cette piste.
Pourquoi c’était le bon moment
Avec du recul, je comprends pourquoi ça a pris autant de temps. Je n’étais pas prêt à raconter cette histoire plus jeune. Il fallait que je vive, que je travaille, que j’échoue, que j’apprenne. Il fallait que je comprenne ce qu’est la perte. Ce que l’espoir signifie vraiment. Ce que ça demande de diriger quand on doute de soi-même.
Publier à 50 ans ne m’a pas semblé être un retard. C’était le bon moment.
Alors si vous avez une histoire enfouie en vous, n’attendez pas qu’on vous donne la permission. Ne vous souciez pas du moment parfait. Lancez-vous. Ça pourrait vous prendre un an. Ou quarante. Mais ça en vaudra la peine.
Envie d’en savoir plus sur la façon dont j’ai structuré la trilogie, créé mes personnages ou conçu la technologie de voyage plus rapide que la lumière? Laissez un commentaire ou posez-moi vos questions, je serai ravi d’y répondre dans un futur blog.