
Quand j’ai commencé à écrire Galaxy’s Child, je pensais construire un univers.
Je ne m’attendais pas à ce que cela m’aiderait aussi à mieux comprendre mon univers.
Écrire de la science-fiction peut donner l’impression qu’il ne s’agit que de distorsions spatiales, de rencontres extraterrestres et de galaxies lointaines. Au fond, Galaxy’s Child ne parle pas seulement que de voyager à des vitesses plus rapides que la lumière ou de civilisations avancées. Il s’agit de quelque chose de beaucoup plus personnel. Parce que comme toute histoire qui mérite d’être racontée, la mienne vient de l’expérience vécue.
Au fil des années, la vie m’a confronté à plus d’un défi. J’ai perdu des êtres chers. J’ai commis des erreurs. J’ai appris ce que ça fait de ne pas être à la hauteur de ses propres attentes. Peu à peu, ces leçons se sont glissées dans le roman.
Philip Anders, mon protagoniste, ne cherche pas seulement à dépasser la vitesse de la lumière, il tente de fuir son propre passé.
Ava n’est pas qu’une énigme, elle reflète la façon dont nous cachons parfois notre vraie nature pour nous protéger.
Dany et Mike incarnent la force d’un mentor, le courage et les gens que l’on oublie jamais.
Rien de tout ça n’avait été planifié dans mon « storyboard ». C’est ma vie qui l’a inspiré. Écrire, c’est découvrir. Écrire ce roman, et imaginer la trilogie m’a forcé à réfléchir à ce que je valorise vraiment. Pas seulement en tant qu’écrivain, mais en tant qu’être humain.
J’ai compris que je n’écrivais pas pour impressionner. J’écrivais pour créer un lien. Pour laisser une trace. Pas un héritage du genre « regardez ce que j’ai bâti », mais un murmure qui dit : « Moi aussi, j’ai ressenti ça. »
La science-fiction ne parle pas que du futur. Elle parle de nous. À mes yeux, la meilleure science-fiction ne cherche pas seulement qu’à prédire la technologie, elle explore plutôt le genre de civilisation que nous deviendront grâce à cette technologie.
Il est facile de se laisser emporter par les gadgets, et croyez-moi, j’adore la science. Mais ce qui m’est resté à travers ce processus, ce n’est pas la conception d’un moteur FTL. C’est d’avoir vu mes personnages évoluer sous la pression, faire face à des choix, et se battre pour quelque chose de plus grand qu’eux-mêmes.
Dans Galaxy’s Child, les étoiles sont vastes, mais le cœur de l’histoire est humain.
Et peut-être est-ce là tout le propos. Dans un univers rempli de possibilités infinies, notre plus grande force restera toujours notre entourage.
Vous avez des réflexions sur la vie et l’héritage en science-fiction? J’aimerais les entendre. Laissez un commentaire, envoyez-moi un message, ou partagez ce blog s’il vous a touché.