(Même si ça prend 40 ans)

Quand j’étais enfant, je passais mes trajets d’autobus à imaginer des vaisseaux spatiaux.
Pas seulement leur apparence, mais la façon dont ils se déplaçaient. Ce qu’on ressentait à bord. Ce que cela voudrait dire d’en piloter un. Je ne le savais pas encore, mais je posais déjà les bases de ce qui deviendrait un jour mon premier livre, Galaxy’s Child.
Il m’a simplement fallu un peu de temps pour y arriver. Quarante ans, pour être exact. Mais je crois fermement qu’un rêve n’expire jamais. On parle souvent des rêves comme s’ils avaient une date d’expiration. Comme si, passé 25, 30 ou 40 ans, il était trop tard. Mais selon moi, les rêves ne sont jamais périssables. Ils ont juste besoin de temps pour arriver à maturité.
Mon rêve d’écrire un roman de science-fiction a toujours été là. Même quand la vie s’en est mêlée. Même quand j’ai douté de moi-même. Même quand je n’avais ni le temps, ni la confiance ou la motivation. Ce qui compte le plus pour moi, c’est que je n’ai jamais cessé de croire que ce rêve m’appartenait encore.
Lent ne veut pas dire bloqué
Oui, ça m’a pris des années. Mais pendant ce temps, l’histoire a maturé et la science est devenue plus raffinée. Les personnages sont devenus plus complexes parce que moi aussi, je suis devenu plus complexe.
Quand je me suis enfin assis pour écrire Galaxy’s Child, je n’étais évidemment plus la même personne que j’étais quand j’imaginais l’histoire en tant qu’enfant, et tant mieux. Et enfin j’avais l’état d’esprit et la discipline pour bien raconter mon histoire
Si vous avez un rêve, ne le laissez pas tomber. Vous n’avez pas besoin de permission.
Vous n’avez pas besoin du moment parfait. Vous avez juste besoin d’une étincelle, et d’un petit vent pour aider votre flamme.
Peu importe votre version du rêve, que ce soit écrire un livre, lancer une entreprise, changer de carrière, retourner aux études… J’espère que vous allez éventuellement le poursuivre.
Galaxy’s Child n’est pas juste un livre, c’est une promesse que je m’étais faite et que j’ai enfin tenue. Et vous savez quoi? Ça valait l’attente.