De la théorie de distorsion à la réalité

(Et pourquoi mon histoire tourne autour du moteur FTL)

Depuis que la science-fiction existe, les auteurs se heurtent toujours au même défi, comment faire voyager leurs personnages d’un système à un autre sans que l’histoire ne dure des milliers d’années? La réponse a toujours été la même, voyager plus vite que la lumière.

Inspirations de science-fiction

Dans Star Trek, c’était le moteur à distorsion (warp drive), un dispositif narratif ingénieux basé sur l’idée de plier l’espace lui-même. Dans Battlestar Galactica, c’était le saut FTL, un bond instantané d’un point du cosmos à un autre.

Quand j’ai commencé à écrire Galaxy’s Child, je voulais quelque chose qui appartienne à la même famille d’idées mais qui ne soit pas trop lié à l’une ou l’autre franchise. C’est pourquoi j’ai choisi le terme moteur FTL. C’est un pont entre les concepts de « distorsion » et de « saut », ancré dans la science mais assez flexible pour servir les besoins de mon histoire.

Mais ma fascination ne vient pas seulement de la télévision. Elle remonte à Isaac Asimov.

Les romans d’Asimov nous ont donné les routes de l’hyperespace et les empires galactiques, mais ce sont ses histoire courtes et ses publications scientifiques qui m’ont vraiment marqué. Il ne se contentait pas d’imaginer ces idées, il expliquait aussi les théories qui les soutenaient. Le lire, c’était réaliser que la meilleure science-fiction repose toujours sur de la science réelle.

Jusqu’à récemment.

Un nouvel article scientifique a proposé un modèle de moteur à distorsion qui ne dépend pas de matière exotique. Le groupe Applied Physics (APL) a développé une conception subluminique, c’est-à-dire qu’elle reste en dessous de la vitesse de la lumière en utilisant de la matière ordinaire et un « vecteur de décalage » semblable à celui des équations d’Alcubierre. Pour la première fois, un concept de distorsion satisfait numériquement aux conditions énergétiques connues.

Un autre article, publié en août, a proposé le premier modèle de distorsion entièrement physique, un modèle qui pourrait, en principe, fonctionner avec une physique bien comprise et sans recourir à la matière exotique.

La grande question

Alors, est-ce que Philip Anders atteint vraiment une vitesse supérieure à celle de la lumière dans ce premier tome de la trilogie? Disons simplement que… vous devrez lire le livre pour le découvrir. 😉

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