D’Apollo à Artemis, et au-delà

Depuis le moment où l’humanité a levé les yeux vers le ciel nocturne, nous avons été attirés par les étoiles. En 1969, cette attraction est devenue réalité lorsque Neil Armstrong a posé le pied sur la Lune. Les missions Apollo ont prouvé ce qui semblait autrefois impossible, que les humains pouvaient quitter la Terre, traverser le vide et marcher sur un autre monde.
Aujourd’hui, plus de cinquante ans plus tard, le programme Artemis se prépare à nous ramener sur la surface lunaire. Mais Artemis est plus qu’un simple retour, c’est une étape intermédiaire. Un banc d’essai pour des technologies qui pourraient un jour nous emmener sur Mars, et peut-être même encore plus loin.
Ce qui me fascine, c’est à quel point nos plus grands accomplissements commencent souvent par des histoires. Jules Verne a imaginé les sous-marins bien avant qu’ils ne plongent sous l’océan. Les communicateurs pliants de Star Trek sont devenus les téléphones portables dans nos poches. L’intelligence artificielle, autrefois domaine réservé à HAL 9000 ou aux robots d’Asimov, est aujourd’hui une réalité que nous utilisons quotidiennement. Et la théorie de distorsion, autrefois simple jargon technique, est devenue des articles scientifiques réels proposant des modèles pour courber l’espace-temps.
Le cycle est clair : la science-fiction nous pousse à rêver, et la science finit par rattraper le rêve. C’est l’une des raisons pour laquelle j’ai écrit Galaxy’s Child. Pas seulement comme divertissement, mais comme une contribution à cette interaction permanente entre l’imaginaire et la réalité. L’histoire tourne autour du moteur FTL (voyager à une vitesse plus rapide que la lumière) non pas seulement parce que c’est spectaculaire, mais parce que cela représente la frontière où la science et la fiction pourraient enfin se rencontrer.
Apollo et Artemis nous rappellent que les étoiles ne sont pas hors de portée et la fiction nous rappelle pourquoi nous devrions y aller. Si l’histoire nous a appris quelque chose, c’est que les histoires comptent, elles sont une source d’inspiration. Elles plantent les graines. Elles murmurent des possibilités. Elles nous montrent ce qui pourrait être.
Mon espoir est que Galaxy’s Child, à sa manière, contribuerait à ce cycle d’inspiration. Que quelqu’un qui le lit décide un jour de devenir ingénieur, physicien ou pilote, et nous pousse plus loin que nous ne sommes jamais allés. Parce que l’exploration ne s’arrête pas, elle évolue. Et tant que nous continuerons à raconter des histoires sur les étoiles, nous continuerons à trouver des moyens de les atteindre.