
Depuis l’aube de l’ère spatiale, nous sommes obsédés par les vaisseaux capables de nous emmener au-delà de notre système solaire.
Les capsules Apollo, fragiles mais audacieuses, ont transporté des humains plus loin que quiconque n’était allé auparavant. Artemis se prépare à poursuivre cet héritage, cette fois avec l’objectif de Mars et de l’au-delà. Dans la science-fiction, les vaisseaux sont devenus plus grands et plus imaginatifs, l’Enterprise comme symbole d’optimisme, le Millennium Falcon comme symbole de rébellion, le Battlestar Galactica comme symbole de survie.
Dans mon histoire, j’espère que le YF-223 porte cette même flamme. Un appareil expérimental élégant, certes, mais aussi un symbole de l’ambition humaine. Un rappel que nous avons toujours rêvé de construire quelque chose qui pourrait nous emmener plus loin.
Mais voici la question : vers quoi naviguons-nous exactement?
L’autre côté de l’exploration
Pour toute notre fascination des vaisseaux spatiaux, la destination est souvent plus mystérieuse que le vaisseau lui-même. La science-fiction a toujours posé la même question, que se passe-t-il lorsque nous finissons par rencontrer quelqu’un là-bas?
Star Trek l’a imaginé comme l’espoir ultime, nous imaginons une galaxie remplie d’alliés et d’adversaires, mais toujours avec la possibilité d’apprendre. Battlestar Galactica l’a peint sous un thème plus sombre, le premier contact comme une trahison, comme une lutte pour la survie face aux êtres mêmes qu’ils avaient créés. Et dans le folklore moderne, les récits d’enlèvements extraterrestres brouillent la frontière entre imagination et peur, avec des gens ordinaires décrivant des rencontres extraordinaires.
Que ce soit dans la fiction ou dans des confidences radiophoniques tard le soir, le premier contact n’est jamais simple.
La question est, le voulons-nous vraiment?
Il est facile de dire « oui ». Qui ne voudrait pas de preuves que nous ne sommes pas seuls? La science, la philosophie, l’émerveillement pur seraient indéniables.
Mais la vérité, c’est que nous ne savons pas ce que cela signifierait. Cela nous unirait-il ou nous diviserait-il? Serait-ce pacifique ou catastrophique? Serions-nous les explorateurs… ou les découverts?
Et c’est peut-être pour cela que la question persiste. Il ne s’agit pas seulement des extraterrestres. Il s’agit de nous. Du type d’espèce que nous serons lorsque ce moment arrivera enfin.
L’influence sur Galaxy’s Child
Dans Galaxy’s Child, les vaisseaux spatiaux et le premier contact sont indissociables. Le YF-223 n’est pas seulement un véhicule, c’est l’étincelle qui propulse Philip Anders dans une galaxie de secrets. Et Ava n’est pas seulement une énigme, elle incarne ce que cela signifie d’affronter l’inconnu et de se demander, pouvons-nous faire confiance à ce qui est devant nous?
L’histoire n’offre pas de réponses faciles. Parce que la réalité non plus. Alors nous continuons de construire nos vaisseaux. Nous continuons de regarder les étoiles. Et nous continuons de nous demander, voulons-nous vraiment le premier contact? Philip Anders n’a pas eu à répondre à cette question en théorie. Il l’a vécu.
Et peut-être qu’un jour, ce sera aussi notre cas.